« Le peuple – mais lequel ? D’où ? Comment ?… ».
Propos tenus par M. Macron lors de ses vœux aux français le 1/01/2019.

En dehors du roi Ubu, était-il envisageable d’imaginer un dirigeant traiter son peuple de paresseux, d’illettré, d’alcoolique en ayant précisé, en amont, qu’il n’a pas de culture propre ?
Dans les contorsions révolutionnaires mensongères LREM,
où l’on parle beaucoup de ce que l’on ne met jamais en pratique, voire que l’on piétine,
« la dignité » est très en vogue :
pour les prisonniers, les mères célibataires, les malades, les mourants…
Notons qu’il s’agit ici d’une définition très matérialiste de « la dignité » qui se rattache au droit de mener sa vie avec le confort qui est dû à l’homme de la postmodernité selon sa propre volonté du moment.
Il est possible que les provocations de l’Elysée relèvent d’un très vulgaire test, tels des coups de pied donnés à un corps, inerte, étendu sur le sol pour voir s’il réagit encore.
(Dans ce cas, l’exécutif reçoit sa réponse de samedi en samedi et de rond-point en rond-point)
Ou alors, plus pervers, ces anathèmes sont voulus afin de faire naître le chaos
capable de légitimer une politique policière et judiciaire beaucoup plus coercitive (la mesure anti-casseur va dans ce sens ainsi que le contrôle des médias de plus en plus oppressif).
Ces provocations font naitre en retour un sentiment de mépris qui vient de loin et qui ne s’arrête pas à une revendication de « niveau de vie » mais relève du « sens de la vie » d’un citoyen et de la politique qui l’anime.
C’est bien là une révolution profonde autour de la notion de « dignité » enracinée autant dans le quotidien que dans l’univers politique d’un quidam (ainsi la traîtrise du dernier référendum est un leitmotiv chez les Gilets Jaunes).
​Ces derniers souhaitent être légitimement reconnus et respectés par ceux qui les gouvernent.
Ce qui relève de la compétence basique de réels dirigeants.
Ces maladresses relationnelles régulières viennent s’ajouter aux tergiversations diffuses de la politique menée et renforcent chez ce peuple en colère la certitude que ce gouvernement est inapte.
Les Gilets jaunes aspirent à un État compétent bien plus qu’ils ne réclament les manettes du pouvoir.
Il serait dommage que la révolte essentielle qu’ils portent soit ensevelie sous les débats -monologues de M. Macron – destinés à un public sélectionné et aux médias dressés pour en faire la promotion.
​De la même façon, il serait contre productif que des partis en perte de vitesse s’infiltrent dans ce mouvement pour des raisons électoralistes personnelles, ils risquent d’être entravés rapidement par les aléas du système dénoncés par les Gilets Jaunes eux-mêmes
Il semble fondamental de s’écarter des réponses de surface et de circonstance pour développer une réflexion politique au sens le plus noble du terme.
Dénoncer l’insensé pour revenir au sens !

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