Commencé a 8h30, le blocage aura tenu la journée : nous sommes partis alors que les derniers livreurs rentraient chez eux. C’est une journée de perte sèche pour l’entreprise, et dans le même temps cela ne pénalise pas les livreurs qui sont payés.
Du côté des livreurs avec qui nous avons bien discuté, un constat est unanime : les conditions de travail qu’Amazon impose, en s’abritant derrière l’emploi de sous traitants, sont intenables. Les gens finissent par craquer. Tournées à n’en plus finir, et puis impossible de respecter la moindre consigne de sécurité : quand tu n’as que quelques secondes a chaque arrêt et que tu t’arrêtes quatre fois par kilomètre, tu finis par ne plus boucler ta ceinture.
Un homme est mort, il y a un peu plus d’une semaine, un livreur, du fait de cette pression au travail.
Il est urgent de stopper cette machine à broyer des salariés. Et cette situation n’est pas seulement chez Amazon. Mais avec les gilets jaunes, on agit, on intervient concrètement. Continuons les actions et amplifions le mouvement !