Quelle découverte !
On nous bassine depuis des années avec le « bassin d’emploi » toulousain qui attirerait des milliers de travailleurs, et on constate qu’il n’en est rien !
Aux malheureux déclassés sociaux qui ont perdu leur emploi et leur logement, s’ajoute une faune voyageuse européenne qui a choisi le nomadisme au soleil.
Les bonnes places pour faire la manche sont l’objet de rixes sanglantes entre habitués et nouveaux venus.

 

Article de la Dépêche :
La Haute-Garonne est un département assez atypique en termes de logement.
«La métropolisation y est très forte avec 80 % de la population dans l’agglomération et une attractivité inédite, avec 18 000 nouveaux habitants par an dont 15 000 dans la métropole», résume Sabine Oppilliart, sous-préfète chargée de mission pour le logement et l’animation de la politique de la ville.
La représentante de l’Etat, présidait, hier matin à Toulouse, aux côtés de Jean-Michel Fabre, vice-président du conseil départemental en charge du logement, les premières Assises du logement de Haute-Garonne.
Le logement y est sous tension du fait de cette attractivité et concentration dans l’agglomération toulousaine où les prix de l’immobilier sont de plus en plus inaccessibles aux plus modestes et aux jeunes ménages, poussant à l’éloignement des plus pauvres et contribuant à une certaine fracture territoriale et sociale.
Même si les plus pauvres sont aussi très nombreux dans la Ville rose.
«Les gens qui viennent s’établir n’ont pas forcément un emploi ni même des ressources.
Il y a ceux qui viennent ici parce qu’ils ont un emploi et ceux qui ont l’espoir d’en trouver.(le chômage est aussi important qu’ailleurs, ne rêvons pas !)
Sans compter ceux qui n’ont rien, comme les étrangers en situation irrégulière et les demandeurs d’asile»,estime Sabine Oppilliart.
Thèmes abordés:
accéder à la propriété dans un marché tendu,
proposer une offre accessible de bonne qualité,
bien vieillir et être autonome (210 000 Haut-Garonnais ont plus de 65 ans et leur population augmente 2 fois plus vite que les autres classes d’âge),
trouver un logement pour se former ou démarrer sa vie professionnelle,
vivre et habiter en centre-bourg (saviez-vous que des marchands de sommeil achètent des grands logements à Montréjeau ?),(la rentabilité n’a pas de frontières et se cache à tous les niveaux)
sortir du mal logement et de la précarité énergétique, avoir un toit dans une situation de rupture ou se sédentariser dans de bonnes conditions.

Le chiffre : 80 %

des actifs > de Haute-Garonne habitent dans l’agglomération toulousaine.

Et 71 % des Haut-Garonnais travaillent dans l’unité urbaine de Toulouse (grande agglomération toulousaine).

Le département gagne 18 000 habitants en plus chaque année depuis 15 ans, dont 15 000 dans l’agglomération.

le logement coûte quatre fois plus cher aux pauvres qu’aux plus aisés dans un département qui compte 91 150 ménages pauvres (17 % des ménages).
77 % sont dans la grande agglomération.
Plus d’un tiers (37 %) dans le locatif privé du Grand Toulouse mais presque un quart (23 %) sont des propriétaires occupants.
Un Haut-Garonnais sur deux (47 %) vit seul ou en famille monoparentale.
Il y a 42 000 demandes actives de logement social dans le département pour 12 000 attributions par an.
Plus de 3 locataires du privé sur 4 ne peuvent s’acheter un logement neuf faute de moyens suffisants.

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