Le travail remarquable de l’Observatoire des Pratiques Policières montre la réalité de la violence de la répression policière. Le débat qui a suivi sa présentation a permis de mettre en évidence la collusion entre la justice et la police, ce qui assure l’impunité de fait pour toutes les exactions policières et qui criminalise le mouvement social, ce qui se traduit par de fortes peines de prison infligées automatiquement à toutes les personnes présentées au juge dans des conditions plus que contestables juridiquement.

Depuis son élection Macron a accéléré sans complexe le processus de démantèlement des acquis sociaux en cours depuis une bonne trentaine d’années, ce qui entraîne une paupérisation et une précarisation de larges couches de la population.

Le mouvement des gilets jaunes est une réponse directe à un profond malaise social.

Dans ce contexte, cette répression et cette criminalisation du mouvement social ne sont pas un épiphénomène conjoncturel mais bien le complément indispensable de la politique antisociale du gouvernement. Elles ne peuvent donc que s’accentuer tant que le mouvement social continuera.

Au delà des gilets jaunes, elle concerne tous les modes d’expression et de lutte (actions symboliques
d’ANV COP21, ZAD, occupations, quartiers, etc)

La défense des libertés d’expression et de manifestation n’est pas antinomique avec la défense de nos légitimes revendications, bien au contraire. Dans la période actuelle, cela devient une condition nécessaire pour que nous puissions continuer à lutter.

En plus d’être une remise en question de la possibilité de mener les luttes sociales, la répression est aussi une remise en cause de la démocratie, ce qui concerne non seulement les militants mais aussi tous les démocrates.

C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des organisations démocratiques à constituer un collectif permanent de défense de ces libertés afin que nous puissions peser plus fortement vis-à-vis de l’opinion publique et montrer quels sont les enjeux de cette répression.

Ne laissons pas les luttes se faire réprimer une à une !

Nous vous proposons une réunion afin d’en débattre et de constituer ce collectif le jeudi25 avril à 18h au CASC, 10 bis rue du Colonel Driant Métro St Michel Marcel Langer

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