HANDI-SOCIAL, association loi 1901 basée à Toulouse et qui existe depuis 2001, est une association de défense des droits des personnes en situation de handicap et/ou de maladies invalidantes qui privilégie l’action collective et l’activisme non-violent.

Nous adhérons à la définition que le CLHEE donne du validisme dans son manifeste :

http://clhee.org/

« Nous affirmons que le handicap est un fait, une donnée de l’existence avec laquelle les personnes concernées composent au quotidien, et qu’il n’appartient pas aux personnes dites valides de le connoter arbitrairement, positivement ou négativement.

Il est aussi une construction issue de processus sociaux et historiques qui ont conduit à disqualifier, stigmatiser et marginaliser les personnes handicapées.

Nous entendons donc dénoncer et combattre le validisme qui fait de la personne valide en bonne santé la norme universelle et l’idéal à atteindre.

Le validisme se caractérise par la conviction de la part des personnes valides que leur absence de handicap et/ou leur bonne santé leur confère une position plus enviable et même supérieure à celle des personnes handicapées.

Il associe automatiquement la bonne santé et/ou l’absence de handicap à des valeurs positives telles que la liberté, la chance, l’épanouissement, le bonheur, la perfection physique, la beauté.

Par opposition, il assimile systématiquement le handicap et/ou la maladie à une triste et misérable condition, marquée entre autre par la limitation et la dépendance, la malchance, la souffrance physique et morale, la difformité et la laideur.

Le validisme suppose que la plupart des personnes handicapées se consument dans la plainte, l’aigreur, la frustration ou le regret de ne pas être valides.

Il se traduit par des discours, actions ou pratiques paternalistes, condescendants et dénigrants à l’égard des personnes handicapées, qui les infériorisent, leur nient toute possibilité d’être satisfaites de leur existence et leur refusent le droit de prendre en main leur propre vie.

Il exige de surcroît que les personnes handicapées fassent preuve de docilité, de déférence et de reconnaissance à l’égard des personnes valides, en particulier lorsque ces dernières leur apportent une aide quelconque ou s’intéressent à leur sort.

Le validisme peut être le fait de personnes handicapées elles-mêmes qui, ayant intériorisé l’ensemble des préjugés qui les concernent, adhèrent à tous les présupposés validistes. »

Par ailleurs, voici ce que l’association HANDI-SOCIAL défend :

« Le droit à la vie ne se mendie pas, il se prend ! »

« Rien pour nous, sans nous ! »

  • Parce que nous voulons en finir avec le modèle médical du handicap, qui fait de nous des objets de soins !
  • Parce que nous voulons en finir avec le système capacitiste-validiste de notre société, qui nous exclut !
  • Parce que nous voulons en finir avec la ségrégation et la violation des droits humains en institution* !
  • Parce que nous voulons un modèle social du handicap, afin d’être considérées en tant que sujets de droits ! Nous exigeons le respect strict de la Convention des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU !
  • Parce que nous voulons d’une société qui inclut réellement l’humain dans sa diversité. Nous exigeons la suppression de toute norme pensée sur un modèle de capacités et de performances !
  • Parce que nous voulons en finir avec le capitalisme et les politiques réactionnaires qui organisent notre dépendance et notre précarité avec la complicité d’associations gestionnaires qui confisquent notre parole.
  • Et parce que nous voulons la désinstitutionnalisation, pierre fondatrice de la lutte contre les discriminations fondées sur des incapacités. Nous exigeons tous les moyens nous permettant d’accéder à une vie autonome, pour toutes et tous !

*comme l’a souligné la Rapporteure spéciale de l’ONU suite à sa visite en France

 

EXTRAITS DU RAPPORT CINGLANT DE L’ONU A L’EGARD DE LA FRANCE – MARS 2019 :

« Ségrégation, violation des droits humains, privation de liberté »

La Rapporteure spéciale de l’ONU, suite à sa visite en France :

  • A constaté que seulement 30% des établissements ouverts au public sont accessibles.
  • A relevé que les prestataires de services et les associations de parents, restent majoritaires et influencent la prise de décisions [des personnes handicapées].
  • Est vivement préoccupée car : 81 000 enfants sont placés dans des établissements cloisonnés, 12 000 enfants et jusqu’à 40 000 élèves autistes ne reçoivent aucune instruction. « Cette situation est inacceptable compte tenu du niveau de richesse et des moyens de la France. »
  • Demande instamment à la France de fermer les établissements médico-sociaux existants et permettre à tous les enfants d’être scolarisés en école ordinaire*.
  • [Protection sociale], la marche à suivre pour avoir accès aux aides est très complexe et ne repose pas sur une approche fondée sur les droits de l’homme.
  • Est extrêmement préoccupée par le nombre très élevé de personnes handicapées qui vivent dans des établissements. « Ces institutions restreignent toute la liberté des personnes handicapées, les séparent et les isolent de la collectivité. »
  • Recommande d’inscrire la désinstitutionalisation des personnes handicapées au rang des priorités.
  • Constate avec préoccupation que la loi française prévoit la possibilité, de stériliser sans leur consentement les personnes qui présentent un handicap psychosocial (…) [alors] que « la stérilisation forcée des personnes handicapées constituait une discrimination et une forme de violence, de torture et de traitement cruel, inhumain ou dégradant. » Par ailleurs, elle prie la France de revoir son cadre juridique se rapportant aux soins psychiatriques sans consentement,
  • [Tutelles, curatelles] « La France doit revoir d’urgence sa législation en vue de supprimer les régimes de prise de décisions substitutive et de garantir l’accès de toutes les personnes handicapées à des systèmes de prise de décisions accompagnée**.
  • La France doit réformer en profondeur son système (…) fournir des services spécialisés et une prise en charge de proximité à ces personnes dans des conditions d’égalité avec les autres. Pour opérer cette transition, le pays devra adopter une approche du handicap fondée sur les droits de l’homme et épouser pleinement l’esprit et les principes de la Convention ONU.

 

NOUS EXIGEONS LE RESPECT STRICT DE LA CONVENTION ONU

IL S’AGIT DE DIGNITE ET D’ETRE CONSIDERES COMME SUJETS DE DROIT.

*avec une aide appropriée – ** quel que soit le niveau d’aide dont ces personnes pourraient avoir besoin pour prendre des décisions éclairées.

Contact presse : https://www.handi-social.fr/ ; odilemaurin@handi-social.fr

 

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